Qu'est-ce qu'une
transplantation ?
La transplantation
est une opération par laquelle un organe
malade est remplacé par un organe sain
prélevé sur une personne décédée.
La personne transplantée est appelée
un receveur, celle qui est décédée est
un donneur. L'organe prélevé est un
greffon.
Quand transplante-t-on
?
Lorque, malgré les
traitements, l'organe n'assure plus
les fonctions vitales et que par conséquent
la vie du malade est menacée.
De nombreuses maladies hépatiques peuvent
déboucher sur une transplantation du
foie.
Depuis quand réalise-t-on
cette opération ? Combien en fait-on?
Historiquement,
la première transplantation a été réalisée
aux U.S.A. par le Pr. Thomas STARZL
en 1963.
En France, c'est le Pr. Henri BISMUTH
qui, en 1974 fit la première transplantation
hépatique à l'hôpital Paul Brousse de
Villejuif.
Depuis, plus de 1300 opérations ont
été effectuées par l'équipe du Centre
Hépato-Biliaire de l'hôpital Paul Brousse.
Actuellement il en est fait environ
700 par an en France sur une vingtaine
de centres.
Le nombre de personnes vivantes transplantées
hépatiques dans le monde est de l'ordre
de 52000; en France, environ 3500.
Mais tant en France que dans les autres
pays, il persiste un manque d'organes
pour répondre à l'attente des nombreux
malades.
La vie après la
transplantation ?
Sorties de l'hôpital
après une période de durée variable,
les personnes transplantées sont astreintes
à :
un suivi médical, hebdomadaire au début,
dont la fréquence diminue avec le temps,
un traitement anti-rejet par des immunosuppresseurs,
un régime alimentaire (sans sel), surtout
au début du traitement.
Cela n'exclut nullement la possible
reprise d'activités professionnelles
et sportives.
Plusieurs jeunes femmes transplantées
ont depuis lors donné naissance à des
bébés. Donc, reprise d'une vie quasiment
normale.
Les problèmes sont d'ordre administratif
et financiers car réputées "personnes
à risques" les transplantés ont des
difficultés à obtenir ou conserver leur
emploi et à obtenir des assurances et
garanties dans des opérations financières.
Le devenir de la
transplantation ?
Nous avons vu précédemment
qu'elle est un recours ultime lorsque
toute thérapie a échoué.
Le nombre de personnes atteintes d'affections
hépatiques s'accroît. Or le nombre de
dons d'organes ne suit pas cette évolution.
Il est donc essentiel, dans l'immédiat,
que chacun prenne conscience de cette
cause d'intérêt national.
A terme, afin d'enrayer le développement
des maladies hépatiques une large information
du public est nécessaire.
De même, la poursuite des travaux de
recherche :
-mise au point de vaccins contre les
virus responsables des hépatites,
-médicaments issus du génie génétique.
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