ALLOCATION ADULTE
HANDICAPÉ
Attribution
des compléments
Une circulaire de la D.G.A.S. du 10 avril
2007 apporte des précisions quant aux conditions permettant aux
personnes handicapées d’obtenir l’ouverture du droit au
complément de ressources et à la majoration pour vie autonome.
Il faut désormais « disposer d’un logement
indépendant » et avoir
« une incapacité de travail inférieure à
5% »
Logement indépendant
Dans l’énoncé de la loi du
11/02/2005 l’indépendance était caractérisée par l’absence
de structures composées de locaux communs meublés ou de
services collectifs fournissant divers services en échange d’une
redevance, ou si la personne est hébergée gratuitement par un
particulier à son domicile.
Maintenant, la
circulaire du 10/04/2007 permet de mieux s’adapter à l’actualité,
en particulier dans les formules innovantes donnant lieu à deux
prises en charge distinctes : logement et services d’aides
à la personne ; il est nécessaire, dans ce cas, que la
personne paye un loyer pour être considérée comme ayant un
logement indépendant.
Capacité de
travail inférieure à 5%
Rappel ; la
capacité de travail est indépendante du taux d’invalidité
de 80% pour obtenir l’A.A.H.
On considère qu’une
possibilité de travail inférieure à 5 % équivaut à une
incapacité de travailler – à priori – non susceptible d’évolution
favorable, ce qui permet d’attribuer le complément de
ressources.
La nouvelle
circulaire du 10/02/2007 explicite quatre catégories qui
permettent d’octroyer ce complément de ressources ; ce
sont les personnes :
Þ
se trouvant dans l’incapacité de travailler pendant au moins
un an
Þ
qui ont subi des échecs répétés lors de leurs tentatives d’insertion
ou de réinsertion professionnelle en milieu protégé à
condition que ce ne soit pas à cause d’une orientation mal
adaptée
Þ
qui ont des limitations professionnelles très importantes
entraînant un besoin d’aides conséquentes pour des actes
essentiels de la vie - y compris pendant le temps de travail au
cours duquel des mesures d’aménagement ou de compensation –
et qui sont très conséquentes à mettre en œuvre.
Þ
pour lesquelles une reconnaissance de qualité de
travailleur handicapé ferait l’objet d’un rejet compte tenu
de l’importance du handicap dès lors qu’il est
durable .
Bibliographie
On peut aussi se reporter à deux
numéros d’ HÉPAT-INFOS où se trouvent résumés quelques
points importants de la loi du 11/02/2005 qui a remplacé la loi
d’orientation de 1975.
Hépat-Infos N°
64 de juin 2005 et N° 65 de septembre 2005
RECONNAISSANCE DE TRAVAILLEUR HANDICAPÉ
Pouvoirs du juge en cas de contestation
Le Conseil d’Etat,
dans un avis du 6/04/2007 (J.O. du 27/04) relatif à la
reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé,
précise que les contestations contre les décisions prises par
la commission implique le juge administratif.
Ce juge doit
statuer sur les droits du requerrant en se plaçant à la date
où il prend sa décision.
Lorsque le
classement en catégorie A, B ou C a été appliqué alors que
la loi du 11/02/2005 l’avait supprimé à partir du 1/1/2006
le juge doit prononcer un non-lieu puisque la décision n’aurait
pas dû être prise.
Si du fait de
ce classement le requérant
a subi un préjudice, il peut en demander réparation.
LOGEMENT-ACCESSION-PRETS
Prêt d’accession sociale ( P.A.S.)
Garanti
par l’Etat et octroyé à des ménages aux revenus moyens il
aide à financer des opérations de construction ou d’acquisitions
de logements neufs ou anciens. Les logements destinés à la
location ou à des travaux d’amélioration en sont exclus.
Il ouvre droit au prêt à taux zéro (P.T.Z.)
Pour en bénéficier, le plafond de ressources de la
famille ne doit pas excéder un certain plafond
Prêt social location-accession (P.S.L.A.)
Il
est conventionné par l’Etat à des opérateurs agréés par l’Etat
( les Etablissements de crédits).Le taux d’intérêt est
réglementé.
Ce
prêt est ouvert aux ménages dont les ressources sont inférieures
à un plafond établi en fontion de la composition de la
famille.
Il
ouvre droit à l’allocation de logement social (A.L.S.) et
aussi au bénéfice du 1% logement soit à titre individuel soit
à travers les organismes habilités à le collecter.
Points
communs
Dans les deux cas ces prêts ouvrent droit à l’A.P.L.
Les montants des ressources des emprunteurs donnant droit
à ces prêts sont calculés sur les revenus qui sont calculés
l’année précédant celle de la demande (par exemple :
demande en 2007 impôts payés en 2006 sur les revenus de 2005)
Les services sociaux sont en mesure de vous donner plus
de détails.
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